Abolissons la redevance télévision !!

 

 

Une fois n’est pas coutume, remercions notre nouveau Ministre de la Culture de sa petite sortie estivale qui aura eu le mérite de remettre sur la table la question de la redevance de l’audiovisuel. Nous profitons de cette perche qu’il nous tend pour  lancer l'offensive contre ce racket qui n’a que trop duré.

 

Que souhaite M. Aillagon ?

  1. Revaloriser le montant de la redevance TV de 3%.

  2. Coupler la collecte de la redevance TV à celle de la taxe d’habitation : tout contribuable devrait alors s’acquitter d’office du montant de la redevance, à charge pour lui de faire une demande d’exonération à l’administration s’il ne possède pas de téléviseur dans l’une de ses résidences.

Comment sont justifiées ces propositions ?

 

Délaissant (involontairement) l’hypocrisie qui inonde actuellement les discours des hommes de l’Etat, M.Aillagon est allé droit au but : il faut plus d’argent pour le « service » public de l’audiovisuel, plus d’argent pour la création télévisuelle (comprendre : pour les intellectuels de la nomenklatura), plus d’argent tout simplement ! On pourrait se contenter de remarquer avec malice que l’audiovisuel public ne fait qu’obéir à la loi d’airain des administrations ("plus on échoue, plus on demande de crédits"). L'ennui, c’est que les crédits en question proviennent directement de la poche du contribuable.

 

La redevance télévision : la réalité d'un racket

 

Ce que tout le monde comprend, c’est que la redevance n’a rien d’une contribution volontaire ni d’un « contrat entre le citoyen et les chaînes publiques », comme avait osé le prétendre Mme Tasca. La redevance n’est ni plus ni moins qu’un racket organisé par l’Etat pour entretenir des radios et des chaînes de télévision au service du Pouvoir et protégées de la concurrence. Qu’importe que le contribuable n’allume jamais son poste, qu’il ne regarde que TF1 ou M6 (lesquelles n’exigent aucune redevance de sa part), ou même qu’il haïsse cordialement les programmes de France Télévision : il sera contraint et forcé de verser la dîme aux fonctionnaires de Rennes. Même si on peut se réjouir que de nombreux citoyens courageux parviennent encore à échapper à cette oppression (mais qu’en sera-t-il si les réformes envisagées dans les cabinets ministériels sont mises en oeuvre ?), un tel statu quo est inadmissible. Devant cette injure aux principes les plus élémentaires du Droit, le problème n’est pas de savoir comment organiser la collecte de la redevance ni quel doit être son montant. C’est pourquoi nous exigeons l’abolition pure et simple de la redevance TV. Les chaînes de télévisions et les radios publiques doivent se financer par elles-mêmes, comme toutes les autres du secteur privé !

 

 

 Collectif anti-redevance, juillet 2003

 

1. Quel est la nature et l'objet de ce document ?

2. Que reproche ce document à la redevance audiovisuelle ?

3. La redevance obéit-elle aux principes du budget ?

4. Cherchez des arguments pour défendre le principe de la redevance.