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Internet au service de la liberté

Internet, le media de la liberté

Quand nous constatons la connerie de certains de nos contemporains et observons avec pitié, mépris ou horreur les propos liberticides qu’ils tiennent, ceux-ci réagissent à nos paroles de vérité et à notre volonté de lever le voile qui cache les bons sentiments feints, par la volonté de nous détruire. Quand notre ami Stefan Metzeler propose de faire découvrir à un « vert » le site de prolibertate, celui-ci ne se contente pas de dire qu’il n’est pas d’accord, il rajoute que son site est nuisible, néfaste. Là est la logique de gauche, les pseudos « libertaires » qui s’en réclament n’ont que l’invective à la bouche, la volonté de museler les victimes de leurs diktats. Chez ces gens là libertaire est une notion collectiviste que nous traduirions par communisme. Comment pourrions nous considérer ces êtres là comme des amis après tout le mal qu’ils ont propagé dans les corps, dans les âmes, d’abord par des massacres puis par l’utilisation de cette novlangue qui fait que nous ne parlons même plus le même langage.

Heureusement il nous reste Internet, ce terrain de liberté où la libre parole peut circuler, il nous appartient d’en faire notre media. Cette liberté dangereuse le sera de plus en plus pour ceux-là que je n’appelle pas mes amis mais des ennemis qui ont déjà déclaré la guerre à nos amis d’anti-censure.

L’activité libérale sur Internet est dangereuse, le pouvoir des idées de libertés est déstabilisateur pour les ordres établis. En France nous souffrons du politiquement correct, en Chine communiste nous serions passible de la peine de mort pour activité d’espionnage.

Espionnage dites-vous, mais que nenni, certes on trouverait bien quelques vocations à la James Bond, le service de sa majesté en moins, au sein de nos troupes de plus en plus vaillantes et aguerries. Mais faire de chacun de nous des maîtres espions est aller un peu vite en besogne. Je m’explique donc : la cour suprême des cocos a décidé en septembre 2001 de l’application de la peine capitale pour les internautes « impliqués dans des activités d’espionnage », lesquelles sont définies par « le vol, la découverte, l’achat ou la divulgation des secrets d’État grâce à l’Internet ou à d’autres moyens. » Suite à cette extermination des « espions » leurs bien seront alors comme toujours saisis par l’État.

Je précise encore si ce n’est pas encore assez clair que les activités militantes dissidentes sont parties intégrantes du crime de « divulgation de secrets d’État », en contrepartie disparaît du code pénal la qualification de « crime contre-révolutionnaire ».

Li Peng et ses sbires tournent donc autour du pot, il est devenu très incorrect de massacrer au vu et au su de tout le monde ceux qui défilent derrière une statue de la liberté comme en 1989 à Tien-An-Men. Par contre zigouiller des espions c’est très bien, le fouineur est toujours représenté comme un « rat tapis dans l’ombre prêt aux plus noires machinations ». Et ce fouineur là prend, de plus en plus souvent, la forme d’un internaute qui court-circuite l’information autorisée pour passer le message non  normalisé par les canons de la censure étatique.

Mais le media de la liberté ne se laisse pas facilement bâillonner  quitte pour cela à s’abriter là où aucun État ne peut faire le sale boulot de la censure pour le compte d'autres États qui s’offusquent des mauvaises informations données à leurs citoyens (lire comme toujours citoyen = esclave de l’État). L’exemple de ces seuls lieux de résistance nous est donné par la plate forme pétrolière désaffectée et indépendante Sealand, une des premières entités déclarée anarcho-capitalistes qui inonde Pékin et l’arrière pays de messages authentiquement libéraux et anticommunistes. Aux paradis fiscaux doivent donc s’ajouter ces paradis de la liberté de pensée.

 

Xavier Collet, le 14 mai 2001

 


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